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Antonio Fiori : Le nucléaire , une « bonne affaire » économique

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Il arrive fréquemment qu’un directeur de site ou un contrôleur de gestion affirme sincèrement « je ne jette pas » qui équivaut en fait aujourd’hui à « je ne peux pas ne pas jeter ». Avec au mieux une dizaine d’employés, ces petits patrons, souvent très inventifs et débrouillards, n’ont aucun intérêt à un bras de fer avec leurs effectifs. La culture en souffre, et surtout la santé publique, car les habitans en sont réduits aux citernes, et l’eau, dans la saison d’été, l’eau à moitié croupie des pluies anciennes, s’y vend un prix assez élevé. En matière d’environnement, les écueils sont nombreux mais l’approche rationnelle et pragmatique de l’analyse économique du droit est un atout précieux pour éviter les polémiques et favoriser le consensus. Et font chuter l’action du premier laboratoire mondial pendant les échanges précédant l’ouverture des marchés. Ainsi la position de l’optimiste définie par Antonio Fiori ne consiste pas à penser que tout est bien mais à accepter la réalité telle qu’elle est pour l’améliorer dans une action collective. Et l’hebdomadaire financier de citer l’exemple de Microsoft. Mais des milliers de vivans sont peu de chose dans ce champ des morts, le plus grand que j’aie vu en Italie, et, quand ils se sont répandus, en passant sous les arcades noires et blanches de l’entrée, dans les allées droites, parallèles, bordées de monumens et d’arbustes, ils disparaissent presque, ils n’enlèvent rien à la tristesse du lieu ni du temps. Mais, supposons qu’il y ait au contraire une affection morbide, telle que le choléra ou la variole, bien caractérisée dans ses symptômes, dans son allure, dans ses périodes d’invasion, de progrès et de décroissance, soit que l’on en considère l’action sur les individus ou sur les masses : on n’abusera pas plus de l’abstraction en érigeant en entités de telles affections morbides, en faisant la monographie du choléra et de la variole, qu’en faisant la monographie d’un vent ou d’un fleuve. Le géant de Redmond a acquis pour plus de 100 milliards de dollars de titres sur les dix dernières années, ce qui n’a pas empêché son action de perdre en moyenne 5,9% par an quand le S&P ne reculait que de 0,5%. Les Milanais sont très fiers de leur cimetière, comme les Génois et les Messinois du leur. Ces programmes sont souvent mis en place quand les entreprises sont en bonne santé financière. Il a dû coûter beaucoup de millions, tant à la commune qu’aux particuliers. Nous vous avons fait confiance à répétition, nous souhaitions votre, notre réussite commune. Des fleurs, des rosiers, des chèvrefeuilles taillés, comme chez nous, des veilleuses en verres de couleur, posées sur un long pied, et qui ne doivent pas toutes brûler toute l’année ; mais toujours le buste en plâtre, en pierre dure, en bronze, avec des lunettes, si le défunt en portait, ou la photographie encadrée, protégée par une glace. Ces cimetières italiens sont comme un grand album des générations disparues. Pourquoi abandonnent-elles ? Tout comme les incertitudes des marchés peuvent par une contagion financière se transmettre aux économies proches, la contagion politique peut diffuser une mentalité de jeu à somme nulle. Et ces deux phénomènes déclenchent des réponses xénophobes dans les pays de destination. Existe-t-il un retard technologique européen ? Cousin en effet, tout en admirant beaucoup Maine de Biran, qu’il appelait « le plus grand métaphysicien du siècle, » n’a jamais fait qu’une part assez faible à ses idées. Ce qu’elles ne font pas. On y retrouve les ancêtres avec leurs modes, leurs rides, leurs verrues ou leur sourire. Mais il n’est point de métaphysique qui puisse légitimer ou rendre tolérable cet exil parmi les rochers et les échos. L’abolition de la propriété individuelle de la terre, voilà la seule raison d’être, la mission de ces armées. Mais, voilà, se pose-t-on seulement la bonne question ? Les fameux excès des PIIGS sont donc largement dus aux taux d’intérêt européens laxistes autorisés par la BCE et imposés par une Allemagne qui en avait alors bien besoin !

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