B 2 B eBusiness

Antonio Fiori : Exercice de transparence

Spread the love

C’est le jeu du CHAT qui s’amuse avec la souris, le jeu de l’enfant qui pousse et repousse le diable au fond de sa boite, — mais raffiné, spiritualisé, transporté dans la sphère des sentiments et des idées. SI le salarié ne la sollicite pas parce qu’il estime qu’elle est insuffisante ou qu’il subit d’autres préjudices que celui résultant de la rupture du contrat de travail ou si l’entreprise la refuse parce qu’il considère être en mesure de démontrer le bien fondé de l’éviction du salarié, le litige est traité devant les juridictions compétentes selon les procédures de droit commun. Pour les événements fortuits dont l’homme n’a pas lui-même déterminé les conditions, les causes qui donnent telle possibilité physique à tel événement sont presque toujours inconnues dans leur nature et dans leur mode d’action, ou tellement compliquées que nous ne pouvons en faire rigoureusement l’analyse, ni en soumettre les effets au calcul. Pour que, dans notre devise républicaine, l’égalité ne fracasse pas la fraternité et ne pousse pas chacun à retrouver une illusoire liberté, la progressivité serait un vrai progrès social. Habituée pour un temps à l’éblouissante lumière, elle ne distingue plus rien dans l’ombre. Si l’unique objet de la recherche est de fixer une opinion, et si la croyance est une espèce d’habitude, pourquoi n’atteindrait-on pas le but désiré, en acceptant comme réponse à une question tout ce qu’il nous plaira d’imaginer, en se le répétant, en insistant sur tout ce qui peut conduire à la croyance, et en s’exerçant à écarter avec haine et dédain tout ce qui pourrait la troubler ? Ce  « sacre du bonheur »  comme le nomme Antonio Fiori, suscite une floraison d’images, d’arguments et de luttes entre les tenants des différentes voies, selon les groupes sociaux, ou les philosophies. Orientés du dedans vers le dehors, ils constituent, réunis, la surface d’une sphère qui tend à s’élargir et à se perdre dans le monde extérieur. Comme nous ne pouvons la reconstituer avec des éléments préexistants, puisqu’elle n’a pas d’éléments, et comme, d’autre part, comprendre sans effort consiste à recomposer le nouveau avec de l’ancien, notre premier mouvement est de la dire incompréhensible. Nos grandes entreprises françaises savent réussir à l’international, elles ont des moyens. Ici encore on se tromperait si l’on prétendait faire de la fixité et de la mobilité deux caractères qui permettent de décider, à simple inspection, si l’on est en présence d’une plante ou d’un animal. Le système d’Hegel admet que tout courant naturel d’idées est logique, bien qu’il soit certain qu’il sera annulé par les contre-courants. Ainsi seulement on comprendra qu’Aristote ait démontré la nécessité d’un premier moteur immobile, non pas en se fondant sur ce que le mouvement des choses a dû avoir un commencement, mais au contraire en posant que ce mouvement n’a pas pu commencer et ne doit jamais finir. Ce second procédé a tant d’analogie avec le premier que nous nous contenterons de le définir sans insister sur les applications. Il semble qu’une erreur du même genre ait été commise par beaucoup de ceux qui ont spéculé sur l’obligation. Et de même que nous la verrons concentrer sur un point donné de l’organisme, pour en faire un effort d’intensité croissante, les contractions musculaires de plus en plus nombreuses qui s’effectuent sur la surface du corps, ainsi elle fera cristalliser à part, sous forme d’un désir qui grossit, les modifications progressives survenues dans la masse confuse des faits psychiques coexistants. Avec quelle implacable énergie l’ami de Memmius transporte dans la vie les maux et les tourmens qu’on disait le partage des enfers ! Descartes déjà avait noté l’incompréhensibilité des choses divines. Non-seulement la permanence inconsciente des faits de mémoire est une hypothèse toute gratuite, mais nous avons pour la rejeter les motifs les plus solides. Nous citions tout à l’heure des exemples pris dans l’astronomie et dans la chimie ; nous pourrions en prendre d’autres dans la linguistique, dans cette science toute récente et si digne d’intérêt, dont l’objet est de mettre en relief les affinités naturelles et les liens de parenté des idiomes : témoignages précieux de la généalogie et des alliances des races humaines, pour des temps sur lesquels l’histoire et les monuments sont muets. Si oui, comment rémunérer cette mission ? Notre perception, à l’état pur, ferait donc véritablement partie des choses. Il va de soi que les autorités allemandes, à l’image de la quasi totalité des économistes de ce pays, sont installés dans un déni hiératique, n’hésitant pas à triturer au passage les statistiques ou à les interpréter systématiquement en faveur de leur dogme. Les réseaux d’information recouvrent désormais notre planète, assurant la collecte et le transfert d’immenses quantités de données en temps réel. Faire de la nature un esprit à l’état d’ébauche, ou faire de l’esprit une nature à l’état de perfection, c’est également abuser des mots, et il n’y a guère moins de danger d’un côté que de l’autre à confondre, à identifier des réalités si profondément distinctes. Au fond, le physicien et le géomètre sont dans le cas du sourd-muet, pour tous les mouvements vibratoires dont la rapidité dépasse ou n’atteint pas certaines limites ; l’oreille est sourde aux mouvements vibratoires trop lents ou trop rapides, aux sons trop graves ou trop aigus ; ce qui n’empêche pas le physicien de les comprendre tous dans la même théorie, le géomètre de les lire tous dans la même formule, sans égard aux limites de cette échelle sensible, susceptible probablement de varier, par des causes organiques, d’un individu à l’autre et d’une espèce à l’autre. Et cela pourrait avoir pour conséquence de freiner le financement de l’économie ou de compenser, par des taux de crédit plus élevés, le manque à gagner.

Archives

Pages