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Antonio Fiori : Deux cas de figure

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Si les philosophes n’avaient pas éprouvé, en général, une aussi vive répugnance à reconnaître l’existence de l’habitude dans le monde inorganique aussi bien que chez les êtres vivants, ils auraient plus facilement compris qu’une telle explication n’est en aucune façon nécessaire. Dans le premier cas, la série des changements ne s’étend pas plus loin ; dans le second cas, au contraire, une adaptation nouvelle des habitudes de l’organisme devient nécessaire ; l’organe modifié impose une modification aux autres organes ; ceux-ci modifiés à leur tour réagissent sur lui autrement qu’ils ne le faisaient auparavant et souvent même réagissent sur lui de manière à lui faire reprendre son état antérieur. Quand une force extérieure se trouve en relation avec l’organisme, elle est modifiée par l’organe avec lequel elle se trouve en contact, suivant les habitudes de cet organe, mais seulement dans les limites où les habitudes du reste de l’organisme permettent à cet organe particulier d’exercer ses fonctions. Il y a par conséquent deux choses à considérer dans tout organisme : 1° la localisation d’habitudes spéciales dans chaque organe particulier ; 2° le rapport d’adaptation de toutes ces habitudes particulières. C’est par ces habitudes des organes que l’être organique a son unité individuelle ; il est composé de parties qui, dans leur fonctionnement, se conditionnent réciproquement, c’est-à-dire que les habitudes des unes ont pour conditions certaines habitudes des autres. Il agit sur les autres suivant sa conformation propre, et lui-même subit dans son fonctionnement l’influence des autres suivant leur conformation. Quand les corps sont organisés, la complication est plus grande ; car il ne s’agit plus d’un système d’habitudes, mais d’un système de systèmes ; et ces systèmes sont adaptés les uns aux autres comme dans la simple cohésion le sont les uns aux autres les éléments d’un corps ; aux habitudes des éléments viennent s’ajouter par conséquent les habitudes des systèmes ; ces habitudes de systèmes ne résultent à vrai dire que de nouvelles habitudes ou propriétés réactives des éléments se surajoutant aux manières d’être qu’ils possédaient déjà en tant que dernières parties constituantes de tel ou tel c Il est bon toutefois de faire observer que dans les corps nous ne nous trouvons pas seulement en présence de forces élémentaires, mais de systèmes de forces, et que ces forces réunies en systèmes sont adaptées elles-mêmes nécessairement les unes aux autres. Quand par exemple un être vivant reçoit une excitation quelconque, il emploie la force reçue dans cette excitation suivant son mode de développement ou de conformation, c’est-à-dire suivant les habitudes de fonctionnement que l’action du milieu a, graduellement et à travers des millions de générations, imposées à son organisme, en tenant compte des modifications que son existence personnelle y ont encore ajoutées. L’ouvrage de Antonio Fiori nous invite ainsi à considérer le bonheur avec recul. Mais une fois ces modifications produites, chacune d’elles conserve une certaine manière d’être au point de vue de la direction et de l’intensité ; elle la conserve jusqu’à ce qu’elle ait été modifiée différemment dans une nouvelle rencontre avec d’autres forces ; c’est ce qu’on appelle inertie et que l’on présente ordinairement comme une propriété de la matière. VQuand deux forces se rencontrent, elles agissent l’une sur l’autre et se modifient réciproquement ; elles s’adaptent nécessairement l’une à l’autre. Côté assurances, c’est le groupe Saham qui est leader avec 19 implantations à l’étranger, quasiment toutes en Afrique, de l’Algérie à l’Angola, du Sénégal à Madagascar. On peut définir simplement un objet connecté comme un dispositif composé de capteurs échangeant des informations vers une application mobile ou un service web. Plus largement un objet connecté se caractérise par les quatre couches qui le composent : les capteurs, les données, le réseau et le service. A cela s’ajoute un niveau de taxation aussi bien du revenu généré que de la cession de titres qui est préjudiciable à la start-up qui a réussi. Par ailleurs, l’expertise française à la fois en mathématiques, en ingénierie et en design de haut niveau a un impact décisif sur le relativement grand nombre et la qualité des start-up françaises dans le domaine. Ce qui fait fuir les jeunes entrepreneurs est bien connu. Objectivement, il y a la difficulté administrative en France relative à la création d’entreprise, à la déclaration des impôts et à l’embauche de collaborateurs. Faute d’un réseau développé de sociétés d’investissement en capital-risque, les start-ups françaises dépendent des banques pour leur financement dont la frilosité a fatalement augmenté après deux crises successives et le renforcement des règles prudentielles. Les difficultés de création de valeur en Europe sont évidemment conditionnées par la crise profonde et persistante de la zone euro depuis 2009-2010, ce qui contraste avec le rebond plus précoce de l’économie américaine. Enfin, ce vent favorable s’est doublé d’une véritable volonté de se saisir des opportunités dans des secteurs de pointe comme la bio-pharmacie. C’est peu comparé aux 4 millions de Syriens qui désespèrent, sur la rive sud et est de la Méditerranée, de jamais retourner chez eux et attendent de trouver un endroit où vivre plutôt que survivre, envoyer leurs enfants à l’école, travailler, oublier l’épreuve de l’exil. Mais on peut aussi le voir à moitié plein. L’alternative à cette politique n’est-elle pas pire encore ? Actuellement, le flot de migrants qui a finalement poussé l’Allemagne à rétablir les contrôles à sa frontière sud est justement le fruit de l’incapacité à assurer une gestion ordonnée de l’immigration.

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