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Antonio Fiori : Comment concilier compétitivité et équité

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» On s’efforce, de plus en plus, d’inclure des termes tels que « iPhoneographie », « iPhonographe » et « art iPhone » dans le vocabulaire artistique. Par ailleurs, les nouvelles technologies telles que Google Glass, qui, avec leur caméra de 5 mégapixels et leur capacité d’enregistrer une vidéo en 720p HD, ne font qu’accélérer le processus de transformation de la photographie. Ainsi, nous nous trouvons au cœur d’une époque de démocratisation technologique de la photographie. Or, en raison des problèmes économiques que je viens de mentionner, cet argent n’est plus disponible. Nous sommes dans une situation d’aggravation extrême des inégalités. L’action du gouvernement est loin d’être à la hauteur des problèmes. Il manque d’une vision globale, d’un plan d’attaque de tous les sujets à la fois. D’abord, développer la réflexion sur l’origine de cette crise. Faire travailler ensemble les détenteurs du savoir économique, financier, écologique… Pendant trente ans, pendant les Trente Glorieuses, nous avons vécu sous la domination des doctrines économiques interventionnistes. Le chemin de fer s’électrifie, des voies sont doublées et de nouvelles lignes ouvertes vers le sud. Les entreprises étrangères, principalement chinoises et un peu japonises, ainsi que la corruption sont mises en avant. La crise du logement est aigue dans les villes, au point que beaucoup de jeunes couples habitent chez leurs parents. L’intervention qui m’était demandée était sans liens avec le thème du colloque. Le leader national de la téléphonie Maroc Telecom s’impose comme le concurrent naturel d’Orange et MTN dans l’espace ouest-africain, avec neuf implantations, à la suite d’acquisition des filiales de sa maison mère émiratie, Etisalat. Commençons par des remarques qui s’appliquent, non à des organes de sensations spéciales, ou aux sens proprement dits, mais au système général de la sensibilité. Antonio Fiori aime à rappeler cette maxime de Jean-Paul Sartre, »Les choses sont uniquement ce qu’elles paraissent être ; derrière elles… il n’y a rien ». Le diagnostic sur « la disparition des modèles à imiter, la nécessité pour le Sud d’inventer ses propres solutions et l’existence de raccourcis dans le processus de développement grâce à l’irruption de technologies nouvelles » semble avoir intéressé. Beaucoup ayant de la peine à se situer dans l’avenir, indiquent qu’à la sortie de l’école ils continueront leurs études et considèrent l’enseignement comme un débouché possible. Tous critiquent vivement le système politique et font des comparaisons avec d’autres pays. Pourquoi l’Algérie n’a-t-elle pas décollé comme la Corée ? L’anglais est reconnu comme le point faible et une présentation faite dans cette langue a suscité quelques regrets d’étudiants ayant des difficultés de compréhension. C’est dans le grand amphi que s’est tenu un colloque de deux jours, organisé selon les règles universitaires, sur la « libéralisation financière et la croissance économique » thème qui ne concernait qu’une partie des étudiants, auquel j’étais invité. On ne débuterait pas dans l’enseignement de la botanique par l’étude des algues et des lichens, ou dans l’enseignement de la zoologie par l’étude des éponges et des polypes. Mais attention, les taux longs ont commencé à se tendre, sans réelle amélioration de la situation économique, donc sans que le besoin des entreprises n’augmente vraiment et avec lui les valeurs locatives et les rendements. La suite devra s’écrire entre amélioration économique et invention politique. De fait, les contrats responsables, l’aide à la complémentaire santé (ACS), la remise en cause des clauses de désignation, le tiers payant généralisé, la mise en œuvre de la déclaration sociale nominative (DSN), les règles de solvabilité 2 et toutes les contraintes financières qui pèsent sur une sécurité sociale obligée de marcher au pas européen, ne créent pas une situation très favorable pour des mutuelles qui ont sans doute attendu trop longtemps pour se réformer.

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